13%. C’est le pourcentage de femmes maires de leur commune dans ma circonscription.
1048€ brut par mois (maximum). C’est le montant de la rémunération des maires dans les communes de moins de 500 habitants.
28% des maires ne comptent pas se représenter aux élections municipales de 2026 et 30% d’entre eux sont indécis selon une étude du CEVIPOF de novembre 2025.
Alors que les personnes handicapées représentent 16 % de la population, seuls 0,1 % des élus sont en situation de handicap.
Le constat est plutôt clair : le statut de l’élu local doit être revalorisé. Et c’était tout l’enjeu de la proposition de loi adoptée aujourd’hui à l’Assemblée.
Dans un contexte de désengagement croissant des maires de petites communes, confrontés à des mandats de plus en plus contraignants (inflation, tutelle étatique, crise économique) et à la difficulté de concilier vie professionnelle et responsabilités publiques, il devient indispensable d’instaurer un véritable statut de l’élu.
Celui-ci devrait garantir de meilleures conditions d’exercice, faciliterait la reconversion après le mandat et aiderait à enrayer les démissions ainsi que le manque de candidats, particulièrement en milieu rural.
Nous avons porté avec mon groupe des mesures essentielles comme :
– La revalorisation prioritaire des salaires en faveur des maires des petites communes et des fonctions électives peu visibles
– Sur les retraites, l’attribution d’un trimestre supplémentaire par mandat complet exercé, dans la limite de huit trimestres, pour les élus ayant exercé des fonctions exécutives
– Renforcer la place des femmes dans la vie politique locale avec la prise en charge systématique des frais de garde, la facilitation de leur remboursement ou encore la possibilité pour une élue municipale en congé maternité d’exercer un pouvoir de vote
– Permettre la prise en charge intégrale, sans avance de frais, des dépenses de compensation liées à l’exercice du mandat pour les personnes en situation de handicap
Je regrette que nous n’ayons pu faire adopter la garantie d’harmonisation à l’échelle nationale des dépenses liées à la compensation du handicap, que ces décisions soient arbitraires et que nous ayons loupé le coche sur le remboursement des frais de campagnes.
Mener une campagne électorale peut relever d’un véritable parcours du combattant lorsque l’on est en situation de handicap. Et je le rappelle : si ces personnes ne peuvent pas être candidates, elles ne peuvent pas être élues.
L’enjeu est à la fois d’apporter des améliorations tangibles à la vie des personnes concernées qu’il s’agisse de maires retraités, de femmes ou de personnes en situation de handicap.
Et de renforcer la capacité d’action des élus pour enrayer le sentiment d’impuissance et faire vivre la vie politique locale de nos petits villages.