Après un été bien trop chaud, voici venu le chemin de la rentrée.
Je souhaite à toutes et à tous une excellente rentrée : à celles et ceux qui retrouvent avec plaisir des lieux familiers et des camarades, comme à celles et ceux qui découvrent l’inconnu avec un peu d’appréhension.
Cette rentrée est particulière. En Dordogne, 19 fermetures de classes ont été annoncées, dont 8 en Périgord Noir.
Après les coupes budgétaires du précédent budget, on nous a parlé de démographie : il y a moins de naissances, donc moins d’élèves.
Mais plutôt que de supprimer des postes d’enseignants et de fermer des classes, profitons-en pour améliorer les conditions d’accueil de nos élèves.
Cette évolution démographique doit être une opportunité : celle de repenser notre école, de réduire le nombre d’élèves par classe, et de mieux accompagner chacun et chacune, en particulier les enfants ayant des besoins spécifiques.
Les fermetures d’écoles n’ont pas le même impact partout : en milieu rural, elles se traduisent par plus de kilomètres à parcourir pour les parents et les enfants, plus de dépenses et donc plus d’inégalités.
À l’approche de l’élection présidentielle, ne perdons pas de vue les propositions des candidats et candidates sur l’école : c’est un sujet qui mérite toute notre attention.
Les urgences sont claires : adapter les classes et les cours d’école au dérèglement climatique, respecter le rythme des enfants en repensant les emplois du temps, garantir une rémunération correcte aux enseignantes et enseignants et donner enfin un vrai statut aux AESH.
Construire une école véritablement inclusive, où les enfants en situation de handicap trouvent pleinement leur place, est également essentiel. C’est un sujet qu’on ne peut plus laisser de côté.
Ces urgences ne pourront pas attendre indéfiniment.
Elles méritent d’être portées haut et fort, cette année plus que jamais