Ce jeudi 12 février, mon groupe à l’Assemblée nationale dispose de sa journée d’initiative parlementaire : une journée où nous fixons l’agenda et choisissons les lois débattues.
Cette année, nous portons une ambition claire : reprendre du pouvoir sur nos vies. Sur notre vie quotidienne, notre santé et notre environnement : ce que nous mangeons, ce que nous buvons, l’air que nous respirons, le cadre de vie que nous voulons préserver.
Mais aussi sur notre démocratie et notre vie collective, en renforçant les contre-pouvoirs et en garantissant une information libre et indépendante.
Parmi les textes examinés figure la proposition de loi sur la protection de l’eau potable, portée par mon collègue Jean-Claude Raux.
En 2023, 17 millions de Françaises et de Français ont consommé une eau du robinet non conforme aux normes de qualité en raison des pesticides. C’est à la fois un risque sanitaire majeur et un coût considérable pour les collectivités.
Alors que la dépollution de l’eau destinée à la consommation humaine pourrait coûter entre 5 et 12 milliards d’euros par an dans les prochaines années, l’inaction n’est plus une option.
Notre proposition de loi est claire : interdire les pesticides de synthèse et les engrais azotés minéraux autour des captages d’eau les plus sensibles d’ici 2030.
Ce choix répond à une réalité de terrain et à une attente largement partagée par de nombreux maires (quelle que soit leur couleur politique), par les syndicats d’eau et une partie du monde agricole engagée dans la transition.
Des initiatives locales prouvent que c’est possible. Le dispositif « De la source à l’assiette » d’Eau de Paris ou le label « Terres de Sources » du bassin rennais montrent qu’on peut concilier agriculture durable, protection de la ressource et sécurité sanitaire.
L’eau potable ne doit ni devenir un poison lent, ni un privilège réservé à quelques-uns.
L’eau potable est un droit.