Sébastien

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Journée internationale des migrants : repenser les migrations comme des mobilités

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À l’occasion de la Journée internationale des migrants, il me parait important de prendre un peu de recul sur la manière dont nous pensons et parlons des migrations.

La géographe Camille Schmoll propose une approche intéressante : ne plus considérer les migrations comme un phénomène à part, mais les replacer dans un ensemble plus large : celui des mobilités.

Se déplacer pour travailler, étudier, vivre ailleurs ou chercher refuge fait partie d’une même réalité sociale faite de circulations et de déplacements.

Nos représentations des migrations sont pourtant souvent chargées de jugements moraux. Certaines mobilités sont perçues comme normales ou justes alors que d’autres sont “problématiques”.

Ces jugements structurent profondément le débat public, one le voit à longueur de journée sur les plateaux TV. Sans comprendre cette dimension morale, il est difficile de comprendre pourquoi les migrations suscitent autant de tensions.

Sa conclusion, que je partage : toutes les mobilités sont politiques. Leurs causes ne sont jamais neutres, pas plus que les opinions que l’on porte sur elles.

Lorsqu’un déplacement provoque de l’adhésion ou du rejet, ce n’est pas seulement une question de chiffres, mais de valeurs, d’imaginaires et de positions politiques. Les chiffres utilisés dans les débats servent d’ailleurs souvent à appuyer des convictions déjà établies.

Les mobilités ont toujours existé et continueront d’exister. Aucun lieu n’est figé ni « préservé » du mouvement.

Prenons le temps de questionner nos regards et les cadres moraux qui façonnent notre manière de comprendre ces mobilités.

Je tiens aussi à remercier et à apporter tout mon soutien à toutes les associations qui œuvrent en France et ailleurs pour accompagner les personnes migrantes et qui aident à changer le regard sur ces mobilités.

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