Un énorme gâchis.
Aujourd’hui, la reprise des papeteries de Condat par le groupe SPB, validée par le tribunal de commerce de Bordeaux, marque un nouveau tournant majeur pour le site et ses équipes.
Cette décision entraîne la suppression d’environ 200 emplois : c’est une annonce terrible pour le territoire, pour le savoir-faire des salariés et pour chacun d’entre nous. Je souhaite saluer la résilience, le courage et l’engagement des salariés qui ont traversé des années de procédures longues et éprouvantes. À chacun d’eux, je veux exprimer tout mon soutien.
Nous espérons tous et toutes que cette reprise ouvre également une nouvelle page pour Condat. Le groupe SPB prévoit un projet de reconversion complète avec la création de 300 emplois directs dans les prochaines années.
C’est un signe d’avenir qui permet d’envisager un renouveau pour le site.
En une dizaine d’années, le groupe Lecta aura acheté une marque et un savoir faire, aura délocalisé sa production et supprimé les emplois d’une entreprise qui a fait la fierté d’un territoire et de nombreux salariés, avec le soutient financier de l’Etat et de la Région. Je regrette que le projet de SCIC n’ait pu aboutir.
Je serai comme toujours présent et engagé avec vigilance pour que ces espoirs soient traduits en actes concrets, pour les femmes et les hommes qui habitent et font vivre nos territoires.
Photo : Une vue de l’entrée des papeteries de Condat autour des années 1990. Les années fastes. © Crédit photo : archives Jean-Daniel Chopin/« Sud Ouest »