Sébastien

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Psychiatrie à Sarlat : garantir une offre de soins de proximité en milieu rural

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La psychiatrie est depuis trop longtemps le parent pauvre de notre système de santé. Sous-financée, sous-dotée en médecins, elle fait face aujourd’hui à une crise profonde et notre territoire n’y échappe pas.

La crise du covid aura révélé un véritable mal-être notamment chez les jeunes. Les besoins ont explosé. Les moyens, eux, n’ont pas suivi.

Il faut comprendre pourquoi : la psychiatrie reste la dernière spécialité choisie par les étudiants et étudiantes en médecine. Nous manquons cruellement de psychiatres et de pédopsychiatres sur l’ensemble du territoire.

À Sarlat, cette réalité nous touche de plein fouet.

Les 3 médecins du service de psychiatrie de l’hôpital vont partir le 1er juillet ( pour différentes raisons personnelles). Une nouvelle cheffe de service prendra ses fonctions le 20 juillet. Concrètement, cela signifie que le service d’hospitalisation sera fermé pendant cette période et que les patients devront être orientés vers d’autres hôpitaux, parfois éloignés.

Les CMP (centres médico-psychologiques) et l’hôpital de jour, eux, restent ouverts, et les professionnels du service d’hospitalisation viendront renforcer l’équipe extra-hospitalière.

À partir du 20 juillet, l’hôpital rouvrira avec 10 lits en hospitalisation libre.

Mais notre secteur ne peut pas se passer de lits en hospitalisation sous contrainte : les maires, les gendarmes, les soignants et soignantes ont besoin d’une réponse de proximité pour protéger les personnes en situation de crise.

Il faut aussi penser l’avenir. Les équipes mobiles en psychiatrie sont une piste sérieuse : elles permettent d’accompagner les patients et patientes chez eux, sur leur lieu de vie, et d’éviter ainsi des hospitalisations souvent difficiles à vivre.

Je me bats à l’Assemblée pour que nos territoires ruraux bénéficient de dotations qui tiennent compte des distances et des spécificités du milieu rural.

La psychiatrie ne peut pas non plus faire l’impasse sur les défis posés par le dérèglement climatique (canicule, catastrophes naturelles,…). Les établissements psychiatriques doivent donc être accompagnés dans leurs travaux d’adaptation et d’isolation au même titre que les autres structures de santé.

Nous travaillons avec l’ARS (Agence Régionale de Santé), le GHT (Groupement Hospitalier de Territoire) et les élus locaux pour construire une offre de soins la plus complète possible et garantir la permanence des soins. La priorité absolue reste le recrutement de médecins, sans quoi rien n’est possible

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