Ces derniers jours, nous avons été témoins d’une violation flagrante du droit international : sous l’impulsion de Donald Trump, les États-Unis ont mené une agression extérieure contre un État souverain. Les méthodes employées sont dangereuses et impérialistes.
Oui, le régime de Nicolás Maduro est autoritaire et contestable. Mais cela ne justifie en rien une violation du droit international.
Le mobile de ce coup de force est très clair : mettre la main sur le pétrole vénézuelien. Le Venezuela possède l’une des plus importantes réserves d’or noir au monde. Une richesse convoitée, au bénéfice des grandes fortunes américaines et de leurs actionnaires, au mépris du droit des peuples et de la stabilité internationale.
Face à cela, la France et l’Europe ne peuvent pas rester les bras croisés. Nous devons faire preuve de la plus grande fermeté face aux impérialismes bellicistes qui menacent l’ordre international, la sécurité collective et la paix.
Les réactions officielles de la France et notamment celles d’Emmanuel Macron sont profondément préoccupantes : elles contribuent à donner une forme de légitimité politique à une action militaire illégale.
Nous appelons la France et l’Union européenne à rompre avec toute complaisance et à s’engager clairement en faveur d’une solution politique, diplomatique et multilatérale dans le respect du droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Face à cette crise, le Parlement doit se prononcer. Nous demandons au Président de la République l’organisation d’un débat suivi d’un vote à l’Assemblée nationale.