Le 23 juin, le SMD3 vote sur l’avenir de la gestion des déchets en Dordogne.
Face à une hausse annoncée de 35 à 40% de la redevance incitative, insoutenable pour les ménages aux petits revenus, le syndicat soumet au vote le passage à la taxe incitative d’enlèvement des ordures ménagères (TEOMI), adossée à la taxe foncière.
C’est une opportunité. Mais elle ne suffira pas si on ne va pas au bout de la démarche.
Sur la justice sociale, une TEOMI qui maintient un système de forfait sans tenir compte des déchets réellement produits ne répondra pas aux besoins des plus fragiles. Une tarification sociale est indispensable, notamment pour les personnes générant des déchets sanitaires spécifiques.
Sur l’incitation au tri, la tarification actuelle est encore exclusivement punitive. Il faut aussi récompenser les comportements vertueux, c’est le sens de la proposition de loi que j’ai déposée en octobre dernier.
Sur la démocratie, les habitants de Dordogne sont de bonne volonté. Ils méritent d’être entendus et associés aux décisions qui les concernent directement.
Les collectivités et les usagers ne peuvent pas continuer à porter seuls le coût de la crise. Les industriels, premiers générateurs de déchets, doivent prendre leur part, comme je l’ai défendu lors du projet de loi de finances pour 2026.
Ce vote du 23 juin doit ouvrir la voie vers un service public de gestion des déchets plus équitable, plus accessible et réellement incitatif.