Vendredi dernier, le Conseil départemental de l’Éducation nationale a validé la carte scolaire pour la rentrée 2026.
Bilan : 19 fermetures de classes en Dordogne pour seulement 4 ouvertures. En Périgord Noir, sur 10 classes initialement menacées, 8 fermeront effectivement (Hautefort, Azerat, Le Lardin Saint-Lazare, Sarlat, Villefranche, Salignac, Saint-Cyprien et le Bugue).
Malheureusement, ces décisions injustes ne sont pas une surprise. Elles découlent d’une politique nationale déconnectée des réalités locales. Je m’étais d’ailleurs opposé au budget 2026, qui prévoyait la suppression de 1 800 postes dans le primaire.
On justifie ces fermetures par la baisse démographique. Mais cette évolution devrait au contraire être une opportunité : celle de repenser notre école, de réduire les effectifs par classe et de mieux accompagner chaque élève, en particulier ceux ayant des besoins spécifiques.
A côté de ces fermetures, 5 pôles d’appui à la scolarité (PAS) sont annoncés, dont un à Sarlat. Ce dispositif, destiné à soutenir les enseignants face aux besoins éducatifs particuliers, va dans le bon sens. Mais il doit être adapté à la réalité de notre territoire rural. Les distances et le temps de transport sont des contraintes fortes : un simple binôme enseignant–éducateur spécialisé ne suffira pas à couvrir efficacement l’ensemble du secteur.
Je regrette également la méthode : les informations sur les fermetures ont été communiquées aux nouvelles équipes municipales au lendemain de leur élection, à la fin de la période de réserve. Résultat : à peine une semaine pour tenter d’infléchir des décisions déjà actées.
Je tiens à saluer la mobilisation exemplaire des parents, des élus et des enseignants, notamment dans les RPI de Salignac-Borrèze et de Belvès-Sagelat. Je suis et resterai à leurs côtés dans ce combat.

Eloise Peytavie