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Canicule : pourquoi la crise climatique est aussi une question politique

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54 départements en vigilance rouge demain.

1 352 établissements scolaires fermés aujourd’hui.

Plus de 40 degrés partout en Dordogne.

Des chambres à 35°C dans les hôpitaux.

4,8 millions de logements qui sont des passoires thermiques.

Des centaines de trains supprimés sur tout le territoire.

Ce n’est pas un hasard. Ce sont des choix.

La canicule est politique. Et elle a des responsables.

Encore combien de morts ? Combien d’hôpitaux en surcharge ? Combien d’argent public dépensé faute d’anticipation ? Malgré les alertes, les gouvernements successifs ne se sont pas préparés, ni pour atténuer, ni pour s’adapter.

Les gouvernements Macron ont méthodiquement détricoté le peu d’avancées climatiques acquises. L’extrême droite, elle, a choisi son camp : plus de 80 % de ses votes à l’Assemblée nationale vont dans le sens des énergies fossiles. Et puis il y a les groupes pétroliers et gaziers et leurs lobbys, qui freinent depuis des décennies toute politique climatique ambitieuse.

Les scientifiques alertent depuis des décennies. Les solutions sont connues, documentées, défendues : décarboner l’économie, engager une vraie politique de sobriété, rénover massivement nos logements, sortir des hydrocarbures, végétaliser nos villes, protéger nos cours d’eau, adapter le droit du travail aux fortes chaleurs.

La question n’est pas de savoir si nous en sommes capables.

C’est de savoir si nous laisserons encore longtemps une minorité d’intérêts privés bloquer ce qui relève de la survie collective

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