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Enfants placés : le Sénat remet en cause le droit automatique à un avocat

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Hier, en commission des lois au Sénat, une majorité de sénateurs a voté pour revenir sur une avancée majeure votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale : garantir le droit automatique à un avocat pour les enfants placés, comme n’importe quel autre justiciable.

Depuis des mois, le ministre de la Justice Gérald Darmanin multiplie les déclarations sur la protection de l’enfance. Mais derrière les discours, son ministère organise aujourd’hui le recul de ce droit fondamental. Parce que c’est bien à sa demande directe que le texte a été vidé de sa substance.

Le dispositif deviendrait une simple expérimentation limitée à quelques territoires, sans garantie de généralisation. Pire encore : les enfants de moins de 7 ans seraient exclus du droit automatique à un avocat.

C’est inadmissible.

Cette décision révèle une logique profondément inquiétante : considérer les droits des enfants placés comme une variable d’ajustement budgétaire.

Économiser sur l’accompagnement juridique des mineurs les plus vulnérables est un choix politique grave.

J’en appelle à la responsabilité des sénateurs qui devront se prononcer en séance publique le 28 mai prochain.

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