Aujourd’hui, j’ai écrit au Ministre délégué chargé de la ruralité ainsi qu’au ministre de l’Intérieur au sujet du panachage lors des élections municipales.
Pour la première fois depuis plus d’un siècle, les élections municipales de 2026 ne permettaient plus le panachage dans les communes de moins de 1 000 habitants. Concrètement, il n’était plus possible de rayer ou ajouter des candidats de différentes listes : il fallait voter pour une liste complète.
Sur le terrain, cette évolution a suscité de l’incompréhension et de la déception. Elle s’est traduite par davantage de bulletins nuls et une abstention plus forte, notamment dans les communes où une seule liste était présentée. À l’inverse, là où deux listes étaient en concurrence, la participation a été plus élevée.
Le panachage permettait pourtant une forme de démocratie plus souple, mieux adaptée à la réalité de nos petites communes. Il facilitait aussi l’engagement de nouveaux habitants dans la vie municipale.
J’ai donc demandé au Gouvernement qu’un bilan précis de cette réforme soit réalisé et que des évolutions puissent être envisagées avant les prochaines élections municipales.
Les petites communes et leurs habitants, historiquement très mobilisés lors des élections, méritent que leurs spécificités soient pleinement prises en compte.